La semaine passée, nous avons abordé le thème des blessures avec en « invités » le syndrome de l’essuie-glace et la tendinite d’Achille.

Ces deux blessures font partie du hit-parade des blessures du coureur à pied.

Cette semaine, nous vous parlons de l’aponévrose plantaire, de la périostite tibiale et de la fracture de fatigue.

Cette dernière est à prendre très au sérieux !

Explications.

L’aponévrose plantaire

Egalement appelée fasciite plantaire, il s’agit d’une inflammation ou lésion de la plante du pied. Il s’agit d’une région très sollicitée par la course à pied ce qui peut entrainer des lésions allant jusqu’à la rupture.

La région visée

L’aponévrose plantaire est la partie du pied qui entre en contact avec le sol lorsque l’on marche pieds nus. Cette région étant peu vascularisée, elle est aussi peu élastique et un volume trop important conduit à une « contraction » des fibres de collagène.

Les causes

L’aponévrosite plantaire est la conséquence d’une répétition de saut ou de pas qui conduit à des microtraumatismes. Le pied, à la fois propulseur (dans la phase d’impulsion) et amortisseur (dans la phase de réception) est sans cesse sollicité et mis sous tension.

Les causes premières

Un surentraînement peut être la cause de lésions.

Le port de chaussures inappropriées à la foulée naturelle

Les symptômes

Comme pour une tendinite, une douleur plantaire est ressentie à froid. Plus ou moins intense en fonction de l’importance de lésions, cette douleur aura tendance à disparaître après l’échauffement puis à revenir après un certain temps d’effort.

Le traitement

  • Pris d’anti-inflammatoires .
  • Cryothérapie (glaçage de l’aponévrose plantaire)
  • Massages profonds de la plante du pied ou balle de tennis
  • Semelles si nécessaire

Périostite tibiale

Douloureuse au point de provoquer dans les cas extrêmes la cessation de la pratique du running durant plusieurs semaines, la périostite tibiale se manifeste par une douleur sur le long de l’avant jambe.

La région visée

Le périoste est un tissu qui entoure les os. Il est constitué de deux couches : l’une, externe, formée de collagène; l’autre, interne, constituée d’ostéoblastes (cellules qui interviennent dans la reconstruction des os)

Les causes

La périostite survient généralement lors d’une intensité d’effort trop élevée. Soit par une augmentation brutale du kilométrage, soit par des entrainements trop intensifs ou encore un terrain trop dur (macadam).

Une course avec une hyperpronation du pied ou des chaussures de mauvaise qualité peuvent accentuer l’apparition des périostites

Les symptômes

La douleur provoquée par la périostite est localisée sur le tibia sur quelques centimètres au toucher. Elle se déclenche immédiatement lors des premières foulées pour disparaître ensuite (stade 1).

Si elle n’est pas traitée, la douleur persistera même au repos. A la palpation, le signal douloureux est d’intensité variable mais « vif » sur la région touchée.

Traitement

Outre les repos :

  • Traitement anti-inflammatoire
  • Glace
  • Renforcement musculaire
  • Adaptation des chaussures
  • Analyse de la technique de course
  • Entraînement sur sols souples

Lorsque la douleur a disparu, il est prudent de reprendre l’entraînement de manière progressive en évitant les accélérations brutales et les séances en côte.

Fracture de fatigue du tibia

Signe d’un stress osseux excessif, la fracture de fatigue peut apparaître à différents niveaux du corps comme les métatarses mais la principale fracture chez le runner est celle du tibia.

Les régions visées

Trois régions sont principalement visées :

  • Le tibia. L’apparition de la fracture peut être brutale ou consécutive à une périostite ignorée ou mal soignée (voir symptômes et trainement ci-dessus)
  • Le pied. Les zones les plus touchées sont les métatarsiens et les sésamoïdes du gros orteil.
  • Col fémoral, pubis, sacrum, aile iliaque notamment chez les runneuses enclinent à l’ostéoporose.

Les causes

  • Une dose d’entraînement trop importante chez les débutants ou peu expérimentés.
  • Un changement brutal du programme d’entraînement (intensité ou volume +++) ou lors d’une reprise trop brutale après un arrêt relativement long.
  • Une modification trop radicale des surfaces d’entraînements
  • Un trouble statique du pied mal corrigé par le matériel (type de chaussures ou de semelles).

Les symptômes

Tibia & pied

  • A la simple palpation (tibia et pied), une douleur très vive et très localisée – avec dans certains cas une tuméfaction osseuse.
  • Douleurs à l’effort qui se calme et disparaît au repos.

Col fémoral

  • Gène, dans un premier temps discret, au niveau de l’aine
  • La douleur devient ensuite plus importante et irradie jusqu’au genou

Le traitement

  • repos total et mise en décharge de la zone touchée. On conseillera alors selon la zone l’aquajogging ou encore le vélo (voir notre article sur l’entrainement croisé)
  • Dans certains cas plus grave, la suppression de l’appui (béquilles).
  • Un geste chirurgical peut être pratiqué sur certains types de fractures compliquées

 

 CL2-modif    Catherine Lallemand

     Athlète Formyfit

Top 5 des blessures les plus fréquentes chez le coureur (Part 2)

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *