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ADOPTEZ UNE ATTITUDE GAGNANTE – Fred COLANTONIO

L’état d’esprit est un levier capital dans la réussite, qu’elle soit sportive, professionnelle ou personnelle. De nombreux athlètes témoignent que « ça se joue dans la tête. » Des tests scientifiques ont démontré l’impact du mental sur le corps : lorsqu’on a demandé à des sportifs allongés, le corps au repos, de visualiser leur performance dans des conditions d’intenses projections, leur corps a réagi par des stimuli proches de ceux en situation réelle d’effort. C’est dire si le mental et l’attitude affectent nos performances au-delà même de ce que nous pouvons imaginer.

Même si nous sommes entourés de milliers de participants lors d’une course et même si nous nous entraînons à plusieurs, lorsqu’on court, on est face à soi-même. Nous devons miser sur notre propre motivation pour sortir, nous entraîner et nous améliorer, progresser et relever le défi de la course le jour J.

Quelles sont les types de motivation ?

Classiquement, il existe deux types de motivations : extrinsèque et intrinsèque. La motivation extrinsèque est extérieure à nous alors que la source de la motivation intrinsèque vient de nous. C’est cette dernière qui nous permet de faire toute la différence, durablement.

La motivation extrinsèque est bien représentée par le modèle du bâton et de la carotte : nous nous sanctionnons si nous agissons mal, loupons un entraînement ou réalisons un mauvais chrono (logique du bâton). A l’inverse, nous nous récompensons pour une bonne performance (logique de la carotte). Ce modèle repose sur un raisonnement « si, alors » : si je fais un bon chrono, alors j’accède à la récompense. Si je ne m’entraîne pas, alors je me punis. Dans la motivation extrinsèque, on court toujours, soit après une récompense éphémère, soit pour échapper à une sanction. Intéressante pour démarrer peut-être, cette façon de fonctionner présente un inconvénient majeur : elle n’est pas durable et son impact dans le temps a du mal à rester significatif.

Fini la carotte !

Des employés quittent une entreprise à laquelle ils ne s’identifient plus malgré un gros salaire (carotte), alors que la menace de sanction (bâton) liée à un comportement interdit par la loi – excès de vitesse par exemple – n’empêche pas certains d’entre nous d’y recourir.

Les clés de la motivation durable sont à chercher dans nos ressources internes : c’est quand elle vient de l’intérieur que la motivation est la plus forte pour emmener vers des sommets et la plus porteuse pour permettre de résister aux tentations de laisser-aller ou d’abandon.

La motivation intrinsèque puise sa source dans 3 leviers qui forment ce que l’auteur Daniel Pink appelle le puzzle de la motivation :

  • L’autonomie : nous prenons notre propre vie en main. Nous nous entraînons et courons parce que nous en faisons le choix, et pas pour répondre à une quelconque mode ou pour plaire à quelqu’un. L’autonomie, c’est notre capacité à faire les choses pour nous, indépendamment d’une sollicitation extérieure.

  • La maîtrise : nous affinons notre pratique, nos compétences et notre savoir-faire. Nous aspirons à nous améliorer et même à nous surpasser en valorisant nos forces. C’est ici qu’intervient la régularité de la pratique et que le piège de la routine doit être évité. La maîtrise, c’est notre entraînement à devenir meilleurs dans les domaines qui importent pour nous.
  • Le sens : nous entreprenons des actions dont les bénéfices et retombées vont au-delà de notre simple intérêt personnel. Nous inscrivons notre démarche dans un processus plus large ou une quête de pertinence globale. Par notre engagement dans la démarche et le sens que nous lui donnons, nous créons de la valeur et augmentons la cohérence de nos actions pour nous-mêmes et pour les autres.

Ces 3 leviers sont des socles solides pour notre épanouissement personnel. Elles nous ouvrent les portes du plaisir dans la performance et de la quête de dépassement personnel, parce que l’initiative vient de nous. Nous sommes mentalement mieux équipés et plus robustes pour faire face à une déconvenue (bâton) et nous en relever. Nous sommes aussi mieux armés pour gérer un succès (carotte) en évitant de nous reposer sur nos lauriers.

Fred COLANTONIO, Conseiller d’entreprises et de décideurs.

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