Les allergies et l’effort ne font pas toujours bon ménage. Courir à la saison des pollens peut favoriser les sinusites, la conjonctivite ou la rhinite. Où courir lorsqu’on est sujet à des allergies ?

Les lieux pour courir avec une allergie

Au printemps, le pollen fait son grand retour, et nos allergies avec. Quelques précautions sont à prendre dans ce cadre, notamment pour les personnes atteintes d’une allergie respiratoire.

Courir en intérieur

Les personnes allergiques et sensibles auront la possibilité de s’inscrire en salle, ou d’investir dans un tapis de course pour pratiquer la course à pied en intérieur. Il est certain que courir au grand air comporte de nombreux avantages, mais par temps venteux, il vaut mieux éviter de pratiquer des activités physiques en extérieur. Le printemps et l’été sont les saisons les plus à risques pour ces personnes. En automne et en hiver, elles pourront fouler à nouveau les chemins en plein air et autres parcours extérieurs pour travailler leur endurance.

Attention cependant, les personnes allergiques aux acariens ne pourront pas courir en intérieur si celui-ci est chargé en poussières. Si tel est votre cas, préférez le confort d’une salle de sport correctement entretenue à l’air poussiéreux du garage.

course à pied

Courir à l’extérieur

On peut courir en extérieur malgré les allergies. Il suffit de ne pas se lancer dans une course à pied par n’importe quel temps. L’idéal est de courir après un orage, ou pendant une averse. La pluie plaque le pollen au sol et libère ainsi l’air extérieur. On est d’accord, courir sous la pluie n’est pas toujours agréable. Mais cela évite d’entrer en contact avec des allergènes. Il faut aussi favoriser la course à pied tôt le matin ou tard le soir. C’est au milieu de la journée que l’air est le plus concentré en pollen.

Il est certain que les personnes allergiques vont devoir adapter leur emploi du temps et leurs plannings de course à la météo. Il faut éviter de faire des efforts durant les périodes où le pollen est le plus fort, mais aussi quand le vent est susceptible de le transporter.

Les terrains les plus adaptés

Les personnes allergiques devront éviter autant que possible de pratiquer la course à pied dans les champs. Plus le terrain est neutre, moins les allergies se font ressentir. Les chemins de randonnée sont souvent les plus propices à la course. Certaines forêts sont assez sèches et les fleurs peuvent être peu nombreuses. Le pollen y circule donc moins, ce qui facilite la pratique de la course à pied pour les personnes allergiques.

Les centres urbains sont souvent concentrés en pollution, et beaucoup de coureurs préfèrent donc s’en éloigner pour travailler leur rythme et leur endurance. Les allergies sont aussi favorisées par cette forme de pollution. Si cela peut sembler paradoxal, la campagne est plus adaptée aux coureurs allergiques.

Enfin, les personnes qui ont la chance de vivre près de la mer ou de l’océan pourront aussi choisir de courir sur le sable. Le vent qui vient du large n’est généralement pas chargé en pollen, ce qui évite d’entrer en contact avec les allergènes. Et pratiquer la course à pied avec une telle vue est très agréable ! Dès lors que les meilleurs endroits, et les meilleurs moments pour courir sont identifiés, on peut prendre de bonnes habitudes dès l’arrivée du printemps.

courir allergie

Conseils pour courir malgré les allergies

Courir tôt le matin ou après la pluie est un bon début, mais cela peut ne pas suffire à poursuivre sa progression tout en évitant de subir les symptômes de l’allergie. Nous pouvons mettre en place quelques habitudes très simples chaque année de manière à faciliter la pratique de la course à pied lorsqu’on est allergique.

Bien s’équiper et apprendre à respirer autrement

Afin de limiter les symptômes dus aux allergies, il est souvent conseillé de protéger ses yeux. Les lunettes doivent être bien enveloppantes, à l’image de celles des cyclistes. Ainsi, elles protègent nos yeux du contact avec les allergènes présents dans l’air. Afin de limiter la pénétration des pollens dans les muqueuses, il faut apprendre à respirer par le nez, et non par la bouche. Cela peut entraîner une légère baisse du rythme et de la durée de la séance surtout au début, mais cette technique peut favoriser la progression tout en permettant une course à pied agréable en extérieur.

Multiplier les gestes d’hygiène

Lorsqu’on est sujet à des allergies, il est important de pratiquer une certaine quantité de gestes d’hygiène, surtout après l’entraînement. C’est le meilleur moyen d’éviter les symptômes et de parvenir à maintenir ses objectifs de course. Les pollens s’infiltrent dans les muqueuses, se déposent sur les vêtements et sur la peau. Pour les déloger, il est nécessaire de prendre sa douche dès la fin de la course à pied. Il faut aussi se nettoyer le nez à l’aide de sérum physiologique plusieurs fois par jour (six à huit fois), notamment lorsqu’on court en respirant par le nez.

courir

Sélectionner ses médicaments

Lorsque les allergies font leur grand retour, les médicaments sont nos meilleurs alliés. Il est important de consulter un allergologue notamment si on détecte une nouvelle allergie. Mais aussi pour obtenir des médicaments adaptés. Les personnes asthmatiques et allergiques ne devront pas sortir sans leur inhalateur. Il faut se connaître, connaître ses allergies et ses limites. Si notre état ne permet pas une séance de course à pied, il ne faut pas tenter le diable et préférer un entraînement en intérieur. Le renforcement musculaire est un moyen de s’entraîner malgré les allergènes présents à l’extérieur.

Où courir quand on est allergique ?